Un tintement régulier de métal raisonne dans une ruelle mal pavée. En plongeant le regard dans ce contre bas on peut comprendre ce qui fait résoner ce bruit. Elle. Avec ses bottes garnit de métal et ses chaines tapant sur sa cuisse. Camouflée dans son manteau fin et ses long cheveux oscillant entre le noir et le rouge.Un être étheré marchant dans son univers. Peau trop blanche pour ne pas se teinter d'un reflet blafard sous les rayons de la Lune étant la seule lumière dans ce monde si sombre. Après un léger grincement derrière elle on relève le regard pour observer cette grille qui se referme, semblant interdire l'accès à un cimetière enfermé dans des murs grisâtre et délabré d'un taudis en béton. Et ce tintement inlassable reprend...
Avant d'être arreter une fraction de seconde par une brise étrangement tournante. Elle s'arrête et relève lentement la tete pour observer sur un toit. Il est là cet ange noir dont on n'apperçoit à peine les ailes, un maître du vent et de la tempête... On voit un instant un éclat de métal dans sa main avant qu il ne soit lancé dans la nuit, pour atterir dans la main de cette fille perdue en contre bas, qui la récuperé en l'arrétant dans son poing, s'ouvrant profondement la paume grâce à cette lame. Lame qui vient pourtant de lui arracher un sourire. Sourire qu'elle garde le temps d'accrocher la dague à sa ceinture, dans son dos, dissimuler par son manteau si doux. Et les tintements reprennent, parfais métronome de ses pas.
Un petit bruit se fais enendre avant qu'une courte flamme n'ébranle la nuit dans son propre royaume. Elle s'arrête une deuxième fois. Près d'un homme appuyé contre le mur. Il vient de s'allumer une cigarette. Il tire dessu avant de relever son regard pour la voir. Une émeraude et une pierre d'argent pour regard. Pierres qui déranges ainsi dépareiller. Il lève son paquet, lui en proposant une, de cigarette. Elle en pioche une et la porte à ses lèvres. Le petit bruit se fais à nouveau entendre, afin de redonner naissance à une petite flamme. L'âme perdue se penche afin d'allumer cette chose si destructrice à long terme. Mort lente. Elle en relève la tête en recrachant la fumée blanche. Les yeux clos quelques secondes avant que le tintement ne reviennent à nos oreilles. Imperturbable.
Quelques notes douce sembles tenter de venir prendre partie de ce rythme régulier pour crée une mélodie étrange. Mélodie qui attire l'être près d'un petit muret face à une mer calme et douce noyant des kilomètres de sable. Cet homme chanteant à beau être grand il n'est qu'infiniment doux, même avec sa cigarette étrange à la main. Même avec un corps qu'on devine bien trop fin. Il lève la main tenant ce rouleau fin et blanc vers le ciel. Le présentant à cette errante. Lui montrant leur eternel compagnes, Lune et étoiles. Elle s'arrête. Juste à coté de lui. Simplement pour l'écouter. Pour se recharger de ce qui émane de lui. Le temps s'arrête pour un instant de répis. Mais pourtant elle repare, encore, reprenant le martelement du papier de ses lourdes bottes. Mais n'est une fois encore pas reparti sans rien. Une fine lueur éclairant maintenant faiblement le fond de ses yeux marron terne.
Un bruit lui fais relever la tête. Et subitement le tintement s'accelère. Elle court à en perdre haleine. Des cheveux rouges disparaisant dans une ruelle. Elle s'y arrete à l'entré, en fixant cette rue morte comme si elle avait vu une apparition fantastique, mais non... Ce couloir dans la ville reste vide d'humain. Une chaine pendant à son poignet tape contr le béton du mur contre lequel elle vient de poser la paume. La tête basse. Un léger bruit se fait entendre. Bruit résonant comme un glas. Son cou vient d'être enseré d'une chaîne serré d'un verrou. A l'instant même ou un son plus violent se fais entendre. Tuant l'air et l'être... Qui laisse son visage se ravagé lentement sous les perles grises... Un son d'hurlement tentant de sortir de sa gorge avant qu'elle ne se fasse bousculer.
Il la pousse en appuyant violement sur son épaule. Apparition subite à la tête recouverte d'un tissu noir et au cou protegé d'un autre tissu, avec une plaque de métal gravé. Elle tombe. Inévitablement. En se rapant la main contre le mur. La chute est lourde, et elle se retrouve étendu sur le sol gras. Le regard dans les interstices de la fosse attirante. Elle serre les poings, plongeant ses ongles dans cette crasse avant de relever le regard, les yeux barrés par ses cheveux. Fixant maintenant les étranges formes de brumes lui tendant la main. Et l'être déchu esquis un sourire... Avant de tendre la main et d les attraper, elles qui lui sont tendu. Mais certaine disparaissent à ce moment là, et elle rebaisse la tête, se relevant malgré tout avant de porter la main à son épaule. A l'endroit ou on vient de la pousser. Elle écarte le tissu et fixe la marque noire siégant maintenant sur sa peau. Gravé à vie dans sa chaire. Elle n'oubliera pas la signification qu elle même lui donne.
Les personnes de brumes s'évaporent sans bruit. Sans que l'on ai pu voir leur visages. Mais elle qui reste plantée là sursaute lorsqu'un cri animal résonne dans l'air. Cri qui lui fais à nouveau relever la tête. Et elle fixe à présent le magnifique animal, panthère au corps de nuit qui la fixe, aucun des deux ne semblant se rendre compte du décor qui se met à trembler violement, séisme incohérent pourtant inaltérant à leur échange. Et les ongles de la fille poussent, prenant la forme de longue griffes noires. Et l'animal disparait aussi étrangement qu'il est venu,dans sa discrétion propre.
Et le tintement reprend, une fois encore, bien qu'hésitant il finit par se remetre dans le bon rythme. Se remetant à battre les mur de cette citée déserte de son bruit irritant. Elle a malgré tout repris la route. Sa clope toujours à la main, qui semble vouée à ne jamais s'éteindre. Elle en tire lentement des bouffées acres. Peut être en cherchant à se voiler la vue dans la maigre fumée blanche resortant de ses lèvres entre deux tirages.
Des claquements sec lui parviennent aux oreilles, régulier, violent, mais pourtant il n'y à pas de cri. Elle se déroute pour s'approcher. Et fixe ce qui apparait devant son regard à demi dissimulé. Et elle assiste à cet étrange spectacle. Qui pensait que les hommes étaient capable de se faire chien. Chien de cuir et de souffrance, en soumission totale de souffrance et plaisir à leur maître violent et pervers. Et pourtant... Elle n'arrive pas détourner les yeux de ce chien-humain. Malgré les coup de fouet lascerant, lui semble heureux. Heureux de sa place, tout en confiance dans son maître, sans choix ni voeux qui soit propre à lui même. Ce chien aux yeux masqué de cuir la laisse figé avant qu'elle ne déglutisse et porte une main à son cou et tire sur son nouvel attribut. Traction sur l'anneau de métal siégant dans son tissu brillant, vinyl enserant sa gorge. Et elle finit par repartir. En longeant le bâtiment d'ou proviennent tout ses cri de plaisir lugubre.
Sa marche silencieuse la conduit à nouveau vers un petit muret, du coté opposé à celui ayant montré la mer. Et c'est une longue prairie verdoyante qui s'étend derriere. Un lapin blanc siégant sur ce qui semble en être la démarcation. Elle fixe les yeux rouges de l'animal avant de tendre la main et de froler la fourrure immaculé. Effleurant à peine. Puis il saute dans la prairie et se met à cavaler à sa propre allure, se transformant en plein milieu de sa course folle. Prenant la forme d'un humain bien plus grand que la moyenne avant d'aller mettre genoux à terre devant un homme-enfant à l'allure de prince. Nettement plus petit que ce qui semble être ainsi désigné comme son serviteur. Des mots résonnent dans sa tête à elle et elle sent un poid s'ajouter à la boucle d'acier à son cou. Elle y porte la main et laissent ses doigts courire sur la nouvelle chaîne avec un mince sourire désabusé. Elle baisse le regard et vient accrocher le bout étrange de cette suite de maillon de métal à une boucle de son pantalon. Une d'ou partent les bout de fer assembler étant resompsable du tintement obsèdant suivant le déroulement des actes depuis le début. Et une fois de plus elle repart.
Ses pas finissent par la mener hors de la ville. Elle arrive sur une falaise dont on ne nous montre pas le contre bas. Elle semble être attendu. Un homme à casquette qui se retourne vers elle une fois qu elle est dans son dos. Il relève légèrement sa visière et lui sourit. Leur trait sont identique. A l 'exeption des taches sombres que l'on devine sur le coté de son visage plus ou moins bien dissimulé derrière une mèche de cheveux. Et il est juste à peine plus grand qu'elle. Elle s'approche encore et lève la main, avec un large sourire en coin entendu, le même étant reproduit sur celui qui pourait être qualifier de double. Et il lève la main à son tour, allant taper dans l'autre. Leur yeux prennant subitement une vive teinte rougeoyante sous ce geste. Puis ils entrouvrent chacun les lèvres, dévoilant une paire de croc qui viennent un instant se faire cacher par la langue se trouvant derrière. Puis il pose la main sur son épaule valide à elle et fais quelques pas vers la direction d'ou elle vient pendant que elle avance vers le bord de la falaise. Puis il se retourne à demi, les mains dans les poches et l'observe par en dessou sa visière avant de disparaître sans bruit.
[Tout comme nous, simples spectateur, avons vu au fur et à mesure de ses pas à elle chaque êtres croisant sa route disparaître dans le néant de son univers au fil de ses pas. Chaque tintement atténuant un peu plus leur rendu avant de les laisser simplement se refondrent dans les ombes de ce pays ou le soleil n'a pas droit de citer.
Nous sommes toujours sur la falaise. A la regarder de dos. Elle qui semble fixer le ciel s'étendant dans toute sa noirceur devant elle. A sa portée sans jamais l'être. Fieleusement inaprochable. Et on la voit jeté son enroulage d papier se consumant dans le vide avant que deux ailes, immondes et hideuses, ne sortes de son dos. Maculant le sol de trace sanguine, ce liquide vital à l'existence. Des ailes de chair à la façon des chimères que l'on nomme démons. Pourtant de couleur blanches. Tachées, pour ainsi dire, par des plumes noires sortant de ses zones de peau tendu, air étrange que donnent ses plumes la de manière insensée. ]
La création de ce monde est faite par un être à l'esprit détraqué possédant sa propre logique.
[Et elle étend ses ailes. Le sang en goutant lentement comme une complainte entêtante. Elle se met juste au bord du gouffre, le fixant dans la profondeur de sa noirceur avant de tendre sans bruit les bras devant ses ailes et de se laisser tomber. Et nous fixons le bout de cette falaise sans que la suite des images ne nous disent si l'être aux ailes hideuses à simplement sombrer ou si il à reussit à partir froler la lune d'une de ses griffes... ]
( Et il cherche le moment ou lui aussi se glissera dans cet enchaînement d'image pitoyable, cette chaîne crée avant sa résurection qui va devoir l'acceuillir, de grès ou de force. Il se fera sa place.)
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